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Il est trop tôt pour dire quelles armes ont été utilisées à Tumbler Ridge, dit la GRC

Il est trop tôt pour dire quelles armes ont été utilisées à Tumbler Ridge, dit la GRC
Photo: La Presse Canadienne, 2026

OTTAWA — Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Mike Duheme, indique dans une lettre récente que les informations concernant les armes à feu utilisées lors de la tuerie à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, resteront confidentielles pour l’instant, car elles font partie d’une enquête toujours en cours.

La lettre datée du 23 septembre, adressée par M. Duheme à PolySeSouvient et à quatre autres associations militant pour le contrôle des armes à feu, fait écho à une déclaration d’un porte-parole de la GRC faite plus tôt ce mois-ci au sujet de la violence armée meurtrière survenue en février dans une maison et une école de cette petite municipalité de Colombie-Britannique.

Dans une lettre adressée à M. Duheme le 14 septembre, ces associations font valoir qu’à l’aube de cette nouvelle année scolaire, les élèves, les parents, les enseignants et les communautés étaient en droit de disposer d’informations vérifiées susceptibles de contribuer à remédier aux lacunes de la législation sur le contrôle des armes à feu ou de son application, avant qu’une nouvelle fusillade ne se produise.

«Dans le cadre d’une enquête sur un massacre comme celui de Tumbler Ridge, le secret opérationnel et la responsabilité publique peuvent coexister», indique la lettre.

«La police devrait agir selon le principe d’une transparence maximale et d’un secret minimal afin de préserver la confiance du public, d’éviter la désinformation et de permettre des débats éclairés sur d’éventuels changements de politique visant à renforcer la sécurité publique face à la violence par arme à feu.»

Jesse Van Rootselaar, âgée de 18 ans, a tué 8 personnes lors de l’attaque du 10 février avant de mettre fin à ses jours.

Des informations de base demandées par les médias et les groupes de défense

Un consortium de médias a entrepris une action en justice afin d’obtenir des informations sur les armes à feu utilisées lors de cette tuerie et sur celles saisies au domicile de Jesse Van Rootselaar.

Les informations relatives aux armes à feu «font partie d'une enquête en cours, qui ne s’achèvera que lorsque toutes les pistes d’enquête auront été épuisées et que les éléments de preuve indiqueront qu’il n’y en a aucune de plus à suivre», écrit M. Duheme dans sa lettre adressée aux associations de lutte contre les armes à feu.

«Le déroulement précis de l’enquête dépend de l’avancement de la collecte et de l’analyse des preuves numériques et matérielles et ne peut donc être déterminé à l’avance.»

PolySeSouvient a transmis une copie de la lettre de M. Duheme à La Presse Canadienne.

Dans cette lettre, M. Duheme a également fait référence à l’annonce par le Service du coroner de la Colombie-Britannique de l’ouverture d’une enquête sur la fusillade de masse.

«La GRC s’engage à participer pleinement à ce processus quand nos agents, nos employés ou nos experts en la matière seront appelés à témoigner, s'ils le sont», a indiqué M. Duheme.

«La GRC procédera à un examen approfondi de toutes les recommandations formulées par le coroner afin d’en déterminer les implications et la meilleure façon de les mettre en œuvre, si nécessaire. Nous vous assurons que la mise en œuvre des leçons tirées de tragédies comme celle-ci est de la plus haute importance pour la GRC et ses cadres supérieurs.»

Sept mois après la fusillade de Tumbler Ridge, les Canadiens ignorent toujours les faits essentiels concernant les armes à feu utilisées pour tuer six enfants, une éducatrice et un parent, a déclaré PolySeSouvient dans un communiqué adressé à La Presse Canadienne.

La réponse de M. Duheme n’apporte aucune explication claire sur les éléments qui doivent rester confidentiels et ne donne aucune indication sur la date à laquelle le public peut s’attendre à obtenir des réponses, a ajouté le groupe.

«Nous reconnaissons que la police doit protéger une enquête en cours. Nous ne demandons pas les dépositions des témoins, les tactiques d’enquête, ni quoi que ce soit qui puisse compromettre des poursuites», a dit PolySeSouvient.

«Mais une enquête en cours ne peut pas servir de prétexte général pour dissimuler tous les faits vérifiés concernant les armes à feu, et une enquête du coroner ne devrait pas signifier qu’on doive attendre encore plus longtemps pour obtenir des réponses qui pourraient être fournies plus tôt.»

Jim Bronskill, La Presse Canadienne